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[EXCLU] SIDNEY GOVOU : "GAGNER DANS UNE GROSSE AMBIANCE, C'EST ENCORE PLUS JOUISSIF"

Jeudi 20 Avril - 12:00

Football


Sidney Govou (à droite), est désormais consultant pour Canal+ - © Twitter @GovouSidney
En 11 saisons comme professionnel à l'OL, Sidney Govou a connu quelques ambiances très chaudes lors des déplacements européens, à Fenerbahçe, Olympiakos ou au Celtic Glasgow. L'actuel consultant de Canal+ a également joué un an au Panathinaïkos, en Grèce. Il sait donc ce qui attend les Lyonnais, ce jeudi soir (21h05) à Istanbul, en quart de finale retour de la Ligue Europa.

Radio SCOOP : Quelle est la solution pour supporter la pression d'une grosse ambiance ?
Sidney Govou : Il n'y a pas de vérité absolue. Je pense qu'il faut plutôt se servir de cette ambiance et personnellement, j'aimais jouer dans ce genre de contexte, c'était exceptionnel. Ce sont des moments qu'on a envie de vivre ensemble : il faut rester unis, en équipe. Et quand vous arrivez à sortir de ce genre de match avec la victoire, ou en l'occurrence la qualification, c'est encore plus jouissif.

On entend souvent qu'il faut "faire abstraction des tribunes". Vous dites donc l'inverse ?
C'est compliqué de faire abstraction d'une telle ambiance (rires). Ça fait partie du match, on ne peut pas oublier tout ce qui se passe autour, il faut se l'approprier en quelque sorte et surtout ne pas avoir peur. Mais généralement, la peur, on la ressent avant et après, mais pendant le match, on a rarement peur sur un terrain de foot.

"Ce genre d'ambiance galvanise"

Quand on arrête sa carrière, j'imagine que ce sont ces matchs-là qui restent...
Oui, il faut en profiter. Ce sont des ambiances qu'on ne voit pas tous les jours. Ils ont la chance de jouer un match exceptionnel, il faut le vivre à fond et ne pas avoir de regret, en se disant "ah ! Si je n'avais pas eu peur, ça se serait mieux passé". De toute façon, je suis persuadé que ce genre d'ambiance galvanise plus un joueur que ça ne le stresse.

Quel souvenir gardez-vous de votre victoire à Fenerbahçe (3-1), en 2004 ?
C'est un très beau souvenir, dans une ambiance relativement chaude. On a eu la chance de calmer tout le monde assez rapidement. On s'était servi de cette ambiance en se disant : "on va les éteindre". C'était un challenge entre nous.


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