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LYON : CRÉATION D'UN PROTOCOLE DE PRISE EN CHARGE DES ENFANTS LIÉS À UN FÉMINICIDE

Jeudi 29 Avril - 10:51

Community Scoop


Un enfant qui se cache les yeux - © Caleb Woods - Unsplash
Ce mardi, à la Cour d'Assises de Lyon, un protocole inédit concernant la prise en charge d'enfants liés à des violences conjugales a été officiellement lancé. L'objectif est d'établir un suivi complet afin de faciliter la réintégration de l'enfant après un féminicide.


Plus d'un an après la mise en place d'un protocole similaire en Seine-Saint-Denis, les deux parquets du Rhône établissent à leur tour un protocole sur un suivi d'enfants liés à un féminicide. Sylvie Moisson, ancienne procureure de la République à Bobigny et désormais procureure générale de la Cour d'Appel de Lyon, est à l'origine de ce projet. "L'objet de notre protocole, c'est de traiter ces enfants comme s'ils étaient frappés. Ils présentent un état psychique susceptible d'évoluer vers un psychotraumatisme. Il est donc nécessaire de leur assurer une prise en charge immédiate."

L'enfant retiré de la famille pendant 3 jours


Pour établir ce suivi, plusieurs acteurs médicaux et psychiatriques se sont associés et mobilisés afin de garantir une réintégration sociale de l'enfant. Après le féminicide, celui-ci est immédiatement retiré de sa famille pendant une durée de 3 jours (avec suspension provisoire de tout droit de visite), durant lesquels il va suivre différentes évaluations médicales, sociales et psychologiques.

Une fois les résultats obtenus, l'enfant est confié à un proche de confiance ou à une famille d'accueil, avec un suivi psychologique sur le long terme, adapté à la situation. Cet accompagnement de l'enfant reste primordial pour Nathalie Prieto, directrice du Centre Régional du Psycho traumatisme. "Dans le cas de Bobigny, on a recherché des enfants victimes de féminicide et on a essayé de voir ce qu'ils étaient devenus. Cette recherche a montré une évaluation tout à fait positive et un suivi des enfants qui leur permettaient de retrouver une vie sans trouble et sans altération au quotidien".

Si le protocole mis en place s'avère être efficace, les parquets du Rhône souhaiteraient convaincre les tribunaux de Loire et de l'Ain de les rejoindre.