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Moi, maire de Clermont-Ferrand : épisode 3 avec Olivier Bianchi (PS/Union de la gauche)

Jeudi 5 Mars - 10:36

Elections


Le maire sortant de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, se présente pour un troisième mandat. - © Radio SCOOP
À quelques jours des élections municipales (15 et 22 mars), Radio SCOOP est allée rencontrer chacun des six candidats à la mairie de Clermont-Ferrand. Épisode 3 avec Olivier Bianchi (PS/Union de la gauche).


Olivier Bianchi brigue un troisième mandat à la mairie de Clermont-Ferrand, après ses élections en 2014 et 2020. 

Le candidat socialiste a formé une alliance d'une grande partie de la gauche, sans LFI, qui fait campagne à part, comme ce fut le cas en 2020. 

À 55 ans, le maire sortant entend poursuivre les chantiers qu'il a menés ces douze dernières années s'il est réélu le 22 mars prochain. Il se réjouit aussi de son dernier mandat, marqué principalement par le lancement du nouveau réseau de transports en commun InspiRe. Une décision forte qui le fragilise potentiellement pour ces municipales de 2026. 

À quelques jours du premier tour des élections municipales, Radio SCOOP a pu rencontrer celui qui est à la tête de la liste "Vivre Clermont !".

Mesure phare : le goûter gratuit pour tous les écoliers



Radio SCOOP : quelle est la mesure phare de votre programme, celle qui pourrait changer le quotidien des Clermontois ?

Olivier Bianchi : "On avait parlé du goûter gratuit pour les enfants puisque c'est au cœur d'un certain nombre d'enjeux. Aujourd'hui, il y a des enjeux de santé publique, de pouvoir d'achat et des enjeux alimentaires. On a constaté que beaucoup des enfants de la ville de Clermont n'avaient pas les moyens de manger correctement. Nos infirmières scolaires ont détecté que, souvent, ce sont des goûters de malbouffe, qui font demain de l'obésité, ou encore des maladies cardio-vasculaires. 

Donc, nous, on propose un goûter gratuit pour les élèves des écoles. C'est une mesure parmi tant d'autres qui vont dans le sens d'une meilleure protection de nos habitants. Cette mesure-là, concrètement, elle coûterait 500.000 euros. Le repas est amené pour le midi, donc il n'y a pas de coût supplémentaire, on amène aussi le goûter et ce sont les personnels du périscolaire qui peuvent en faire la distribution".

"Je pense avoir préparé la ville aux enjeux de transport et de circulation des années à venir"



Quel bilan faites-vous de votre deuxième mandat ? Est-ce qu'il y a des choses dont vous êtes satisfait et d'autres que vous aimeriez améliorer si vous êtes réélu ?

"Il y a toujours des choses à améliorer. Nos propositions s'inscrivent dans une durée longue, elles viennent compléter ce qui a déjà été fait. Par exemple, sur la question de la santé, on a ouvert plusieurs lieux de santé, mais il faut continuer. Sur la question de la sécurité, on a beaucoup fait, même si on nous reproche de ne pas avoir fait assez. Je pense que c'est surtout la montée du narcotrafic qui s'est aggravée, qui rend un peu invisibles les projets que nous avons portés. Donc on va continuer, avec un nouveau commissariat à Saint-Jacques et des policiers en plus tous les ans pendant le mandat.

Ce dont je suis très fier, c'est le pari de transition en matière de mobilité. Deux lignes de transport public passant par les grands endroits économiques, La Pardieu ou le Brézet, par la gare, par l'aéroport, par le Zénith. Tout ça, accompagné d'un schéma du vélo dont tout le monde s'accorde à dire qu'on avait du retard, mais que, là, beaucoup a été fait, même s'il faut continuer. Oui, j'en suis fier. Je pense avoir préparé Clermont-Ferrand aux enjeux de transport et de circulation des années à venir". 

"On n'est pas élu pour ne rien faire, on doit prendre des risques"



C'était un risque de prendre de telles décisions parce que ça changeait beaucoup le quotidien des Clermontois. C'est aussi un risque dans cette quête d'un nouveau mandat que vous ne regrettez pas ? 

"Non, je pense qu'on n'est pas élu pour ne rien faire. On est élu pour prendre des risques. Moi, j'avais annoncé ce que je ferai. J'ai réécouté les débats de 2020, j'annonçais clairement les choses. Donc on ne peut pas demander aux politiques, quand ils n'ont pas respecté leurs paroles, pourquoi ils trahissent les engagements qu'ils prennent et, de l'autre côté, les critiquer quand ils décident de respecter les engagements qu'ils avaient annoncés. 

J'ai respecté mes engagements, je crois avec un peu de courage quand je vois comment j'ai été attaqué sur les réseaux sociaux. Rien de bien extraordinaire, mais enfin en tout cas, j'ai tenu les engagements que j'avais pris devant les Clermontois et ça, ça dit quelque chose pour l'avenir. Ça veut dire que les engagements que je prends aujourd'hui sont aussi des engagements que je tiendrai. J'ai l'habitude de tenir ma parole". 

"Ce sera la dernière fois que je me présente"



Justement, qu'est-ce qui vous motive à vous relancer une troisième fois ? 

"D'abord, j'ai dit que ce serait la dernière. J'ai 55 ans. Je me suis intéressé à la chose publique depuis longtemps et donc, vous ne pouvez pas à 55 ans dire tout d'un coup, je m'en vais, je vais cultiver mes loisirs. Il y a des nouveaux défis qui se posent, j'ai créé une vraie équipe avec les élus et les partis politiques qui nous soutiennent. Je crois avoir été utile, je me sens encore capable d'être utile. Mon énergie est intacte. Et face à ces nouveaux défis, j'ai envie d'agir. 

Ce qu'il faut, c'est l'énergie. Et justement, une des questions que je me suis posées avant de me lancer, c'était : "Est-ce que je suis aujourd'hui fatigué, lassé de cette activité de maire ?" En aucune manière, j'ai toujours envie d'agir. Je suis jeune et donc je n'ai pas de problème particulier avec cette dynamique". 

Le premier tour des élections municipales se tiendra le dimanche 15 mars et le second tour une semaine plus tard, le dimanche 22 mars.

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