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AUVERGNE-RHÔNE-ALPES : MAUVAISE ANNÉE POUR LES VIGNERONS

Mardi 13 Aout - 06:00

Actu. locale


Les vignes de Cébazat - © www.cebazat.fr
Entre le gel tardif au printemps, le vent, la canicule et la sécheresse, les temps sont durs pour les vignes.


Pierre Goigoux, vigneron à Chateaugay, estime ses pertes à 30 ou 40%. C'est dans la moyenne des cinq dernières années selon lui. "Ce n'est pas une catastrophe mais c'est totalement inhabituel", estime-t-il.

"Il suffit juste qu'on ait un hiver pluvieux et des années qui reviennent un peu plus à la normale et peut-être que les choses peuvent se redresser", relativise-t-il. Car perte dans les vignes ne signifie pas que le cru sera moins bon. Juste qu'il sera moins abondant.

Moins de vin... au point d'observer une augmentation des prix d'ici quelques années ? "C'est une évidence", craint Pierre Goigoux.

Le plus gros souci à l'heure actuelle : le manque d'eau. Et avec les restrictions en cours dans le département, ça n'aide pas la situation. "On n'a pas le droit de laver les jantes de notre voiture, mais en attendant, à Volvic, ils doivent bien faire des millions de bouteilles par mois et là ils tapent bien dans la nappe phréatique qui appartient à tout le monde, et notamment aux Auvergnats", s'agace le vigneron.

Une situation différente dans le Rhône

Dans le Rhône, la situation n'est pas beaucoup plus brillante mais au moins, les vignerons peuvent bénéficier d'un peu de pluie. Dans le Beaujolais, 40 mm d'eau sont tombés la semaine dernière : une aubaine !

Car le gel tardif et le vent ont provoqué de nombreux dégâts, jusqu'à 50% de perte dans certaines vignes. "C'est le coup de froid au moment de la fleur qui nous a fait du mal, plus que la canicule", explique Jean-Yves Sonnery, vigneron à Bagnols.

Mais pour lui, ces dégâts se signifient pas que le rendement sera forcément catastrophique. La pluie pourrait faire grossir les grappes restantes. Ceci étant dit, l'année sera déficitaire, il n'en doute pas. A quel point ? "On ne le saura qu'au moment des vendanges", conclut-il.