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ESPIONNAGE D'AGENTS ET ÉLUS : DU SURSIS REQUIS CONTRE UN EX-DSI

Samedi 21 Mai - 11:06

Actu. locale


Le Palais de Justice de Lyon - © Johan Paravy
Le parquet de Lyon a requis ce vendredi 6 mois d'emprisonnement avec sursis et 5.000 euros d'amende contre un ancien directeur du service informatique (DSI) de la région Rhône-Alpes.


Le parquet de Lyon a requis ce vendredi 21 mai 6 mois d'emprisonnement avec sursis et 5.000 euros d'amende contre un ancien directeur du service informatique (DSI) de la région Rhône-Alpes, accusé d'avoir mis en place un système d'espionnage d'agents et d'élus fin 2015.

Aujourd'hui en poste en Occitanie, l'ingénieur Benoit Dehais, 53 ans, était jugé pour "atteinte au secret de correspondances par un agent chargé de service, accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données". La décision a été mise en délibéré au 1er juillet.

L'ancien responsable informatique est suspecté d'avoir fait ouvrir à son bénéfice un accès aux boîtes mails de l'administration de la région, en exigeant auprès de son service et du prestataire informatique une recherche du mot clé "dangele" dans les courriels de la collectivité. Il s'agissait alors de détecter des fuites à destination de l'ancien hebdomadaire satirique "Les potins d'Angèle", qui multipliait à l'époque les révélations sur la fin de mandat de l'ancien président socialiste Jean-Jack Queyranne.

Affaire découverte en 2016


L'affaire a été découverte en 2016 lorsque le syndicat SUD a voulu faire reconfigurer sa boîte mail. Selon des mails retrouvés par les enquêteurs, M. Dehais a exigé auprès de son service et du prestataire informatique une recherche du mot clé "dangele" dans les courriels de la collectivité.

A l'audience, le prévenu a contesté avoir voulu espionner le contenu des messages des agents ou des élus. Selon lui, l'accès aux messageries a été mis en place "à des fins de contrôle d'audit", mais "sans aucune intrusion dans les contenus". Selon lui, son supérieur lui avait demandé de rechercher les sources à l'origine des fuites dans la presse.

Cité comme témoin, l'ancien directeur général des services (DGS) de la région Rhône-Alpes Philippe de Mester a affirmé à la barre n'avoir donné aucune consigne pour effectuer des recherches dans les mails de la région. "Les raisons étaient techniques", a-t-il déclaré.

"Ils ont installé un système d'espionnage médiocre", a lancé de son côté André Soulier, constitué partie civile pour l'ancien journaliste Gérard Angel. "S'en prendre à Angel, c'est tout à fait important", a-t-il plaidé, en rappelant l'histoire lyonnaise de l'imprimerie et de la liberté d'opinion.