Olivier Hachain, lui, commencera mardi 18 août pour les Créments de Bourgogne. Et puis dès lundi 24 août, ce sera au tour de ses Beaujolais rouges et blancs :
"C'est ma quatrième récolte, et c'est de plus en plus tôt. On a vécu une année spéciale avec un hiver et le début du printemps pluvieux et puis, à partir du mois de juin... "
Canicules et sécheresse font stresser la vigne
Ses 15 hectares de vignes s'étendent de Pommiers à Oingt, dans le sud du Beaujolais. Avec les canicules et la sécheresse, Olivier Hachain redoute une récolte moins importante qu'espérée.
"C'est toujours difficile de se prononcer avant, car on ne sait jamais. Mais la vigne a souffert de la chaleur, c'est ce qu'on appelle le stress hydrique. Si elle manque d'eau, elle puise dans ses réserves, dans ses fruits. Et donc, il y a moins de jus à l'arrivée", explique le vigneron.
"Cela laisse présager une récolte assez faible", poursuit-il.
Ils seront 25 à vendanger sur son exploitation, pendant deux semaines.
Limiter l'impact du changement climatique
Quant à savoir comment imaginer la suite, Olivier Hachain veut croire à d'autres manières de faire :
"L'avancement des vendanges, on ne peut pas y faire grand-chose ! Mais on peut essayer des méthodes pour que la vigne souffre moins... Chercher des variétés plus résistantes. Je suis d'ailleurs en train de restructurer mon domaine pour partir sur un autre type de culture. On ne pourra pas lutter contre le réchauffement climatique, mais on peut essayer de le limiter."
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