SÉLECTIONNEZ VOTRE VILLE

Rhône
  • Lyon
  • Vienne
  • Tarare
Loire / Haute-Loire
  • Saint-Étienne
  • Roanne
  • Le-Puy-en-Velay
  • Yssingeaux
Puy de Dôme / Allier
  • Clermont-Ferrand
  • Vichy
Ain / Saône-et-Loire
  • Bourg-en-Bresse
  • Mâcon
  • Valserhône
Ardèche
  • Aubenas

Cliquer pour télécharger
l'application Radio Scoop

HAUTE-LOIRE : UN HOMME JUGÉ POUR AVOIR TUÉ SA COMPAGNE

Mercredi 23 Juin - 06:52

Actu. locale


La cour d'assises de Haute-Loire, au Puy-en-Velay - © Cour d'assises
Le procès de Ludovic Dimec, 49 ans, qui avait tué son ex-compagne à sa sortie du tribunal où il avait été convoqué pour des violences conjugales, s'ouvre mercredi devant les assises de Haute-Loire.


Le procès de Ludovic Dimec, 49 ans, qui avait tué son ex-compagne à sa sortie du tribunal où il avait été convoqué pour des violences conjugales, s'ouvre mercredi devant les assises de Haute-Loire.

Le corps sans vie de Sylvia Bouchet, une éleveuse de 42 ans, avait été découvert le 10 novembre 2018 au pied du barrage de Lavalette (Haute-Loire) par le gardien du site.

La veille, son nouveau compagnon avait alerté la gendarmerie après avoir constaté sa disparition.

Très vite, les soupçons s'étaient portés sur le père des trois enfants de la victime, Ludovic Dimec, dont elle était séparée depuis peu, même si tous deux restaient associés dans l'exploitation d'élevage commune.

Le matin du meurtre, M. Dimec avait été convoqué au tribunal du Puy-en-Velay pour des violences conjugales, à la suite d'une plainte de son ex-compagne remontant au mois de juillet.

Celle-ci lui reprochait de l'avoir menacée avec une serpette devant leurs enfants et s'était vu prescrire deux jours d'ITT.

Convoqué une première fois, l'homme avait accepté une composition pénale, sous forme notamment d'un stage de sensibilisation aux violences conjugales et d'une amende de 500 euros.

Le jour des faits, il était revenu sur sa décision devant le délégué du procureur et avait appris qu'il serait jugé en correctionnelle.

L'homme s'était alors rendu sur l'exploitation du couple, à une quarantaine de kilomètres, où une dispute avait éclaté avec la victime.

Après avoir changé de version à plusieurs reprises au cours de sa garde à vue, il a admis lui avoir donné "une grosse claque", la faisant tomber sur une brouette. Elle avait selon lui perdu connaissance et il avait cherché à se débarrasser d'elle en jetant son corps du haut du barrage tout proche, à Lavalette.

L'autopsie a montré "que Sylvia Bouchet est tombée vivante" et que c'est bien la chute, de 33 à 40 mètres, qui "a causé son décès", selon le magistrat instructeur.

"Dire la vérité"


Après sa mise en examen pour "meurtre sur conjoint", début décembre 2018, Ludovic Dimec avait été placé sous contrôle judiciaire contrairement aux réquisitions du ministère public.

Le parquet avait fait appel de cette décision et il avait finalement été placé en détention provisoire une dizaine de jours plus tard.

La mère de famille, qui avait confié à son entourage avoir peur de Ludovic Dimec, avait déjà déposé une main courante en avril 2018 pour des violences verbales et physiques.

Elle avait déclaré que leur séparation fin 2017, après 18 ans de vie commune, n'était pas acceptée par son ex-compagnon. Lui-même avait reconnu lui avoir donné un coup de pied et avoir tenté de l'étrangler. Il avait fait l'objet d'un rappel à la loi.

Décrit comme "menteur", "alcoolique", "infidèle" et "capable d'embobiner son entourage" par la famille de la victime, Ludovic Dimec apparaît "courtois, "poli" et "volontaire" selon d'anciens collègues qui notent toutefois une tendance à "se reposer entièrement sur sa compagne".

Elle-même a été qualifiée par ses proches de "très travailleuse" et "heureuse dans sa nouvelle vie".

Ludovic Dimec avait appris peu avant les faits l'existence de son nouveau compagnon et "il ressort de tous les témoignages que celui-ci se sentait acculé", redoutant notamment d'être évincé de l'entreprise, selon l'instruction.

"Il apparaît au final que cet homme n'a pas été en capacité de surmonter le fait d'être quitté, ni que Sylvia Bouchet refasse sa vie alors qu'il perdait dans le même temps le contrôle de la sienne", note le magistrat instructeur.

"Il veut s'expliquer très concrètement et très franchement. Il est décidé à dire la vérité. Il doit cela à ses enfants", a déclaré son avocat, Me André Buffard.

Face aux enquêteurs, Ludovic Dimec avait assuré ne "jamais avoir levé la main sur Sylvia Bouchet" avant le drame. En prison, il avait écrit: "aussi bizarre que ça puisse paraître, moi aussi, toutes ces femmes tuées par leurs conjoints, ça me bouleverse".



Revenez plus tard pour un autre sondage ! ;)