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HUMANITAIRES TUÉS AU NIGER : "C'EST INSENSÉ QU'ILS PUISSENT Y LAISSER LEUR VIE"

Jeudi 13 Aout - 05:30

Actu. locale


Bioforce, à Vénissieux. - © DR
Dimanche dernier, huit personnes perdaient la vie dans une attaque au Sud-Est de Niamey, la capitale du Niger. Parmi les victimes, sept collaborateurs de l'ONG Acted. Deux d'entre eux avaient suivi une formation dans la région. L'Institut Bioforce, près de Lyon, organisera un hommage à la rentrée.


"Stella avait suivi la formation de Coordinateur de projet en 2017, et Nadifa venait tout juste de terminer sa formation de Humanitarian Programme Manager fin 2019. Nos pensées vont en premier lieu à leur famille et à leurs amis", peut-on lire dans un message publié ce mercredi sur les réseaux sociaux et signé par Gilles Collard le directeur général de Bioforce. L'Institut, unique en France, est implanté à Vénissieux (Rhône) et à Dakar au Sénégal.



Un hommage prévu en septembre


L'ONG, spécialisée dans la formation de jeunes et de professionnels de l'humanitaire, prépare chaque année des centaines d'étudiants avant leur mission à l'étranger. "Nous avons bien sûr des modules de formation sur la sécurité, avec de la théorie mais aussi beaucoup de pratique pour savoir comment réagir dans des situations où la sécurité se dégrade", explique Sandra Perrot, directrice des opérations à Bioforce.

Les deux jeunes femmes décédées dimanche avaient aussi suivi ces formations. Mais cela ne suffit pas. "Depuis plusieurs années déjà, la situation se complique d'un point de vue sécuritaire. Les États dans lesquels des ONG interviennent doivent davantage assurer leur sécurité", poursuit Sandra Perrot. "Quand on s'engage sur ces missions, on y va pour venir en aide à des populations. C'est insensé qu'ils puissent y laisser leur vie."

Un hommage sera rendu aux deux anciennes étudiantes de Bioforce à la rentrée. "Nous devons surtout continuer nos missions sur place, continuer de venir en aide aux populations qui en ont besoin et ce, quoi qu'il arrive", conclut Sandra Perrot.

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