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PROCÈS PREYNAT : "JE SAVAIS QUE C'ÉTAIT CONDAMNABLE"

Mardi 14 Janvier - 10:41

Justice


Bernard Preynat, le premier jour de l'audience. - © Radio Scoop / Léa Duperrin
Le procès de Bernard Preynat a commencé devant le tribunal correctionnel de Lyon. Il est poursuivi pour des agressions pédophiles commises entre 1971 et 1991, alors qu'il officiait comme vicaire-aumônier scout à Sainte-Foy-Les-Lyon, dans le Rhône.


La mobilisation des avocats contre la réforme des retraites se poursuit. Mais contrairement à hier (lundi), cette fois, ils n'ont pas obtenu le report de l'audience qu'ils demandaient.

"L'audience reprend", a annoncé Anne-Sophie Martinet face à une salle comble. La Présidente du tribunal a rappelé les faits en général, puis à donné la parole à Bernard Preynat. L'ancien prêtre reconnaît la plupart des faits.

"Je reconnais les faits qui me sont reprochés, à l'époque je ne me rendais pas compte de leur gravité. Je ne pensais pas aux conséquences, même si je savais que c'était condamnable. Plus tard, la réaction des parents m'a fait prendre conscience de ce que j'avais fait. Il m'a fallu du temps pour comprendre que c'était mal."

Premiers témoignages de victimes


La première victime à prendre la parole à la barre est François Devaux :

"Je ne me souviens pas d'avoir tout dit quand c'est arrivé. Mais j'ai vu dans le regard de mes parents un désarroi. Ils m'avaient dit la gravité, que je ne pourrai plus être scout et je suis entré dans le déni. Eux savaient qu'il s'agissait d'agression sexuelle. Je ne suis pas retourné au camp scout", a expliqué le président de l'association La Parole Libérée.

"Preynat était un homme très charismatique, il était admiré. Un enfant, il cherche l'intérêt, il veut que ses parents soient fiers. Je pensais que j'étais le seul à être le préféré. Je pensais être à la bonne place."

La juge : "Vous parlez d'un gourou... "

François Devaux : "Oui, je le maintiens."

L'ex-prêtre, réduit à l'état laïc au terme de son procès canonique l'été dernier, encourt jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende.