"Il a reconnu une trentaine de PV mais en même temps, il a aussi indiqué qu'il n'était pas le seul et que mon identité circulait ailleurs", précise Vincent, qui reste prudent tout en espérant "qu'une piste soit enfin trouvée."
Des dizaines de PV à son nom
Le calvaire commence en 2024. Vincent reçoit un courrier de sa banque et découvre peu à peu l'ampleur de ce qui lui arrive. Son identité a été usurpée, depuis au moins deux ans. Et des amendes ont été dressées à son nom par la SNCF.
"Je porte plainte mais à ce moment là, le policiers sont honnêtes et me disent tout de suite que ça risque d'être très compliqué", poursuit le jeune homme de 24 ans. Il se retrouve à contester les amendes auprès de la SNCF, une situation qui le met en difficulté vis-à-vis de son emploi à l'époque.
"Je trouve que les victimes d'usurpation d'identité ne son pas assez protégées. D'autant plus aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, l'intelligence artificielle..."
Un délit passible d'au moins un an de prison
L'homme qui est soupçonné d'avoir usurpé son identité doit être présenté à la justice l'automne prochain. En attendant, Vincent souhaite témoigner pour appeler à la vigilance. Aujourd'hui encore, il ne sait toujours pas comment son identité lui a été volée.
L'usurpation d'identité est un délit passible d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende. La peine est la même si l'usurpation a lieu sur internet. Les sanctions sont plus lourdes encore si la fausse identité est communiquée lors d'une infraction, ou si elle est commise par le partenaire de la victime.
Retrouvez plus d'information sur les démarches à suivre sur le site officiel du gouvernement.
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