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SAINT-ÉTIENNE : 3 ANS DE PRISON POUR ATTOUCHEMENTS INCESTUEUX ET AGRESSION SEXUELLE

Mercredi 25 Novembre - 11:38

Actu. locale


le palais de justice de Saint-Étienne - © Anthony Perrel
Un homme de 45 ans a notamment été condamné pour avoir imposé des attouchements sexuels incestueux aux trois filles de sa compagne entre 2011 et 2015. Cette dernière a écopé de deux ans de prison pour ne pas avoir dénoncé ces atteintes.


C'est une affaire particulièrement sordide qui était jugée, samedi, à Saint-Étienne.

Un homme de 45 ans a, en effet, été condamné à trois ans de prison ferme et un suivi socio-judiciaire de 10 ans. Il a été reconnu coupable d'avoir agressé sexuellement une adolescente de 17 ans à un arrêt de bus, en 2011. Mais aussi pour avoir imposé des attouchements sexuels incestueux aux trois filles de sa compagne entre 2011 et 2015. Les victimes étaient alors âgées de moins de 15 ans au moment des faits.

Tout est parti d'une plainte déposée par l'ado agressée à un arrêt de bus. L'enquête avait alors été orientée sur le comportement du mis en cause au sein de son foyer.

Les enfants de sa compagne avaient fait des premières révélations le mettant en cause dès 2012, à l'école et auprès de médecins scolaire, avant de se rétracter.

La mère les menace pour qu'elles reviennent sur leurs accusations


Face à un mal-être persistant, elles ont ensuite été placés en foyer en 2015, où elles ont pu alors réaffirmer avoir subi des abus sexuels de la part de leur beau-père. "Ce placement avait aussi permis de mettre fin aux agissements de l'intéressé", ajoute le procureur de la République de Saint-Étienne, David Charmatz.

L'enquête a ensuite permis de démontrer que leur mère avait eu connaissance de ces révélations, par les enfants eux-mêmes, par les intervenants éducatifs, mais aussi par le père des filles. Sauf qu'au-lieu de les soutenir, elle a, en réalité, exercé de nombreuses pressions sur elles pour qu'elles reviennent sur leurs révélations.

Elle les a même menacées par texto, la veille de leur audition par le juge d'instruction, assurant ne plus les prendre en visite si elles maintenaient leurs accusations.

Jugée elle-aussi ces derniers jours, elle a écopé de deux ans de prison ferme. "Le tribunal a considéré qu'il était inexcusable pour une mère de ne pas protéger ses enfants dès lors que rien ne l'empêchait de le faire", précise le procureur.

Elle et son compagnon seront donc incarcérés prochainement, à la date fixée par le tribunal, même en cas d'appel de la décision.