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JO-2020 / MÉLINA ROBERT-MICHON : "LE JOUR J, J'AI TOUT ANTICIPÉ"

Vendredi 30 Juillet - 13:50

Sport


Mélina Robert-Michon - © DR
Mélina Robert-Michon débutera ses 6es Jeux Olympiques, à Tokyo, avec les qualifications du lancer de disque dans la nuit de vendredi à samedi (2h30). À 42 ans, l'athlète du Lyon Athlétisme peut mettre à profit son expérience pour décrocher une médaille.


Elle connaît ces moments mieux que personne. Mélina Robert Michon a déjà participé aux Jeux Olympiques de Sydney (2000), Athènes (2004), Pékin (2008), Londres (2012) et Rio (2016) et cette expérience sera très utile pour gérer au mieux sa 6e participation, à Tokyo. La lanceuse de disque explique comment elle se prépare, avec qui elle aime passer du temps avant la compétition, et son objectif.

L'entrée dans la compétition, c'est un moment toujours très attendu. Comment le gérer ?
Avec parfois un peu de mal à trouver le sommeil la veille d'ailleurs. Le jour J, quand le réveil sonne, je sais que j'ai tout anticipé : à quelle heure je prends mon petit-déjeuner, à quelle heure je prends la navette, à quelle heure je m'échauffe. Et si je me qualifie pour la finale, je calerai mon heure de déjeuner et de sieste aussi.

Vous préférez être dans votre bulle, à l'écart, ou allez discuter avec beaucoup de monde ?
Ça dépend : il y a des gens que j'ai besoin de voir et d'autres beaucoup moins (rires). Les gens que j'aime avoir autour de moi peuvent venir me parler, notamment mon coach, mais je fais le tri entre ceux qui te permettent d'être bien et ceux qui te transmettent du stress. J'aime bien avoir du monde si ça permet de s'apaiser.

"L'objectif, c'est la médaille d'or"


Après la médaille d'argent ramené de Rio en 2016, on imagine que vous visez la médaille d'or à Tokyo...
Oui forcément, j'ai envie de faire mieux qu'à Rio. Il reste une marche à monter mais ce n'est pas la plus facile... Le niveau est encore bien relevé cette année et selon mes prévisions, le podium se jouera à plus de 68 mètres et le titre à plus de 70 mètres. Donc il ne faudra pas s'endormir !

Vous aviez battu votre record personnel lors des JO de Rio (66,73 m). Si on tient compte de vos pronostics, il faudra le battre pour décrocher la médaille d'or et même le podium.
Oui, il n'y a pas de doute là-dessus pour moi. Je serai contente d'avoir une médaille mais l'objectif, c'est le titre olympique, la médaille d'or. C'est d'ailleurs pour ça que je fais autant d'efforts et que je m'entraîne aussi dur chaque jour. Parce que mes 66 mètres, mon record actuel, ne suffiront pas à mon avis. Mais j'aime ce scenario, le fait de tout remettre à zéro au moment de la compétition. À Rio, j'étais arrivée avec le 13e bilan de l'année et j'ai obtenu la médaille d'argent. C'est le jour J qui compte, toutes les meilleures sont présentes, avec les mêmes conditions.

Est-ce que ce format vous transcende ?
Oui, même si je reste prudente parce qu'il ne faut jamais partir dans l'idée qu'on sait faire. La psychologie, ça se travaille et je continue de travailler cet aspect. Ce n'est jamais fini, on peut toujours progresser, comme la technique d'ailleurs. D'autant que les qualifications, ce n'est jamais un moment à prendre à la légère, parce que chaque année, dans chaque compétition, il y a un ou deux favoris qui passent à la trappe. Le but, c'est évidemment de ne pas en faire partie. Il faut garder ce minimum de tension et de stress pour se galvaniser.