Ancien facteur, retraité depuis 10 ans, à 68 ans, Michel Denizot est à la tête de la liste Lutte ouvrière, le camp des travailleurs.
Radio SCOOP : Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter ?
Michel Denizot : "Ces élections, elles ont lieu dans un contexte particulier, sur fond de guerre en Iran. À l'heure actuelle, le Moyen-Orient est en train de s'embraser et nos propres dirigeants apportent leur contribution à l'engrenage guerrier.
Ce qu'ils veulent, c'est soumettre l'Iran aux intérêts des États-Unis. Et c'est la classe ouvrière qui va payer cette situation.
Nous, ce que nous voulons dénoncer, c'est la pauvreté qui s'étend de plus en plus dans la classe ouvrière, tout ça sur fond d'engrenages guerriers. C'est pour ça qu'on se présente et on est fier de se présenter pour le camp des travailleurs."
"Les travailleurs représentent une force extraordinaire"
Et justement, vous voulez défendre ce camp des travailleurs et ces problématiques ?
"Nous, on pense que les travailleurs, quand ils auront conscience de leurs forces, ils seront capables de se défendre eux-mêmes parce que justement, ils représentent une force, une force extraordinaire à partir du moment où ils décident de prendre leur destinée en main.
Il y a eu des luttes dans le passé de la classe ouvrière qui ont fait avancer l'humanité.
Les luttes de la classe ouvrière au 20e siècle ont fait bondir l'humanité, par exemple la sécurité sociale, les congés payés, et cetera.
Donc, j'ai entièrement confiance dans mon camp, dans ma classe sociale, pour renverser à l'avenir le système capitaliste qui nous emmène vers des catastrophes. On est dedans, d'ailleurs."
Que feront les élus de Lutte ouvrière s'ils sont élus ?
"On sera les porte-paroles de la classe ouvrière, les porte-voix, par exemple, dans les quartiers où la misère est de plus en plus importante, où la vie est pourrie par une situation, par rapport au trafic et à tout ce qui se dégrade dans les quartiers.
Par exemple, à Marbé, il y a un gros problème de parking parce que justement il y a des immeubles qui font 8 étages et il n'y a pas assez de places de parking. Et en plus de ça, il y a la police qui passe derrière pour mettre des PV.
Il faudrait que la population prenne en charge cette situation parce que justement ce n'est pas logique, la mairie est au courant mais elle ne fait rien, au contraire. On peut se poser la question : est-ce qu'elle ne l'arrange pas, cette situation ?"
La liste des candidats pour les élections municipales à Mâcon :
Ève Comtet Sorabella, Émile Blondet, Jean-Patrick Courtois, Baptiste Delcroix et Michel Denizot.






