Une enquête lancée après un signalement
Tout commence en avril 2025, après un signalement d'atteintes à la faune sauvage. Des mesures de surveillance sont alors mises en place par l'Office français de la biodiversité (OFB), qui permettent de découvrir des dispositifs de captation d'images installés à proximité d'une habitation.
Près d'un an plus tard, le 28 mars, les inspecteurs de l'environnement de l'OFB constatent, lors d'une observation, des éléments laissant penser qu'un loup vient d'être abattu en dehors de tout cadre légal.
Dès le lendemain, une perquisition menée conjointement par l'OFB et les gendarmes permet de découvrir un charnier d'animaux, probablement destiné à servir d'appâts, ainsi que de nombreuses armes à feu et un cadavre de loup.
Des photos de loups morts sur les téléphones
L'exploitation des preuves saisies, notamment des téléphones portables, met au jour de nombreuses photographies d'animaux morts, en particulier de loups, révélant l'implication de plusieurs personnes à des degrés divers.
Mardi, trois individus ont été interpellés, placés en garde à vue, puis soumis à un contrôle judiciaire dans l'attente de leur procès, prévu devant le tribunal correctionnel en janvier 2027. Ils devront répondre de destruction et de complicité de destruction illégale d'espèces protégées.
Six autres personnes ont par ailleurs été entendues en audition libre, tandis qu'un nombre non précisé de personnes devrait être convoquées à la même audience.
Une chasse strictement encadrée par la loi
En France, l'abattage de loups en milieu naturel est interdit, sauf dans le cadre de la défense des troupeaux.
Une procédure spécifique existe pour les "tirs de prélèvement", indépendamment de toute attaque en cours, avec un quota maximal fixé chaque année. La population de loups en France est aujourd'hui estimée à un peu plus d'un millier d'individus.
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