"J'ai beaucoup hésité à prendre cette décision"
Une décision stratégique, presque contrainte par la situation actuelle selon lui, alors que les vingt maires des autres communes ont émis le souhait qu'un maire soit à la tête de Clermont Auvergne Métropole. Souhaitant qu'un élu de Clermont-Ferrand occupe cette place, et pour éviter que l'opposition puisse prendre du pouvoir, Julien Bony endossera finalement ce rôle.
"J'ai beaucoup hésité à prendre cette décision parce qu'effectivement, je suis bien conscient que c'est un changement dans le scénario que j'avais envisagé. Mais je crois qu'en réalité, ce qui compte, c'est le fond. J'ai toujours plaidé pour une gouvernance métropolitaine saine, équitable, équilibrée".
Un changement de cap mais qui reflète quand même ce que les Clermontois ont choisi dans les urnes selon Julien Bony.
"J'ai entendu les maires, ils préfèrent que ce soit le maire lui-même plutôt que les adjoints, donc j'en tiens compte. Mais par rapport aux Clermontois, je pense qu'ils préfèrent ce changement de scénario mais avec la capacité pleine et entière de mettre en œuvre le projet qu'ils ont validé, plutôt que de ne pas s'opposer et laisser de manière passive ceux qui ont été battus par les urnes revenir dans l'exécutif métropolitain.
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Olivier Bianchi "pas surpris" de la candidature de Julien Bony à la présidence de la Métropole
Après l'annonce de la candidature de Julien Bony...
Julien Bony affirme que "la finalité doit, plus que jamais, rester la défense de l'intérêt général et, surtout, garder les moyens de mettre en œuvre le projet que veulent voir les Clermontois".
Dans l'opposition,l'ancien maire Olivier Bianchi (PS) n'est "pas surpris par ce reniement". Le socialiste confirme qu'il n'est pas dans la course à la présidence de la Métropole, ni dans les discussions. Il reste aussi sur ses positions durant la campagne : c'est une bonne chose que le maire de Clermont-Ferrand soit président de la Métropole.
"J'ai dit pendant toute ma présidence que c'était important que ce soit le maire de Clermont-Ferrand. J'ai dit pendant la campagne que son refus de la présidence était une faute. Donc je ne vais pas dire le contraire aujourd'hui".







