Un appel aux plateformes, pour dénoncer, entre autres, la baisse globale de la rémunération des courses :
"Avant, on pouvait gagner presque 3.000 euros par mois. Maintenant, on galère à faire un smic" explique Eddy, livreur à Lyon.
Livreur, un statut complexe
Outre la baisse de la rémunération, les coursiers dénoncent également les nombreux prélèvements qui pèsent sur leur chiffre d'affaires. "On paye 22% d'Urssaf et 11% d'impôts, ce qui est loin d'être avantageux", explique Thibault.
Un ras-le-bol, renforcé par le statut d'autoentrepreneur que les plateformes imposent aux livreurs :
"Les sociétés profitent de ce statut pour ne rien payer. Elles font du salariat déguisé."
Actuellement, des négociations sont en cours avec les plateformes, pour tenter de répondre aux réclamations des livreurs.
Ce mouvement n'entraîne pas de conséquence, à ce stade, pour les clients.