Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la capitale auvergnate a choisi un maire de droite.
Six mois après son arrivée à l'Hôtel de Ville, l'heure est à un premier bilan.
Une rupture assumée avec l'ancienne municipalité
Dès ses premières semaines de mandat, Julien Bony a cherché à imprimer sa marque.
Le symbole le plus fort de cette volonté de changement concerne le projet InspiRe. Le maire a notamment décidé de rouvrir à la circulation automobile l'avenue Raymond-Bergougnan, l'avenue de la Libération et, plus récemment, la rue de l'Oradou.
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Un choix qui tranche avec la politique menée jusqu'alors en faveur des transports en commun et des mobilités douces.
En redonnant davantage de place aux automobilistes, l'édile a assumé une nouvelle orientation, au risque de provoquer des tensions avec le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC), acteur majeur de la mobilité dans l'agglomération.
Autre thème central de sa campagne : la sécurité. Sur ce dossier, Julien Bony a rapidement concrétisé plusieurs engagements. L'éclairage public, dont l'extinction nocturne avait suscité des débats, a été rétabli. La municipalité a également engagé le recrutement de nouveaux policiers municipaux dans le cadre de son "bouclier sécurité", qui prévoit aussi leur armement.
Sur le plan budgétaire, le maire souhaite également afficher une gestion plus sobre. La réduction du nombre d'adjoints et la suppression de certains avantages doivent permettre, selon la municipalité, de générer près de 500.000 euros d'économies sur le mandat.
Un revers à la Métropole
Tout n'a toutefois pas souri au nouveau maire clermontois. Julien Bony avait affirmé durant la campagne qu'il ne briguerait pas la présidence de Clermont Auvergne Métropole avant de finalement se porter candidat.
Une entrée tardive dans la course qui ne lui a pas permis de l'emporter. La présidence est revenue à Hervé Prononce, maire du Cendre. Un échec qui pourrait limiter la capacité d'influence du maire de Clermont-Ferrand sur certains grands dossiers métropolitains.
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Six mois après son élection, Julien Bony a donc commencé à tenir plusieurs de ses engagements de campagne, tout en assumant des choix parfois clivants. Reste désormais à savoir si cette politique de rupture produira les effets attendus sur le long terme.
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