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[VIDÉO] Biennale de Lyon : "On n’est pas obligé de tout comprendre !"

Lundi 26 Octobre - 16:00

Culture


L'artiste lyonnaise Léa Collet participe à la Biennale d'Art contemporain de Lyon. - © Léa DUPERRIN / Radio SCOOP.
En pleine Biennale de Lyon, Radio SCOOP a rencontré l'artiste lyonnaise Léa Collet. Une demi-heure en tête-à-tête, pour parler d'art contemporain, d'intelligence artificielle et de liens entre les générations.


Un univers qui mélange les mondes. Où les plantes croisent les nouvelles technologies, les imaginaires se répondent... 

À l'occasion de la Biennale d'art contemporain de Lyon, Radio SCOOP a rencontré Léa Collet au Musée des Tissus. Artiste lyonnaise, passionnée de jardinage... Mais pas que.

Inventer de nouveaux mondes


Radio SCOOP : Participer à cette Biennale, en tant qu'artiste lyonnaise, qu'est-ce que ça représente pour toi ?

Léa Collet : C'est une chance incroyable ! J'ai découvert l'art contemporain avec la Biennale de Lyon, on y était allé quand j'étais au lycée et je m'étais dit : c'est génial, en fait c'est possible d'être un artiste. 

Radio SCOOP : Ton univers mélange le végétal, les nouvelles technologies… D'où vient cette inspiration ?

Léa Collet : Je suis une passionnée de jardinage ! J'ai toujours eu cet attrait pour la nature, le vivant… et pour les nouvelles technologies aussi, avec le début d'internet, les réseaux sociaux… Comment peut-on détourner ces outils ? En fait, les deux cohabitent.





L'IA dans l'art : "ça ressemble au jardinage !"


Radio SCOOP : Tu utilises aussi l'Intelligence Artificielle, c'est quoi la place de l'IA dans l'art ?

Léa Collet : Quand j'ai vu l'IA arriver, je me suis dit : ça ressemble au jardinage ! On plante une graine, ça prend du temps… J'essaie au maximum de ne pas utiliser les plateformes, donc c'est vraiment mon ordinateur qui travaille et qui se nourrit des images que je lui donne. Et ça vient s'ajouter à notre intelligence collective, l'intelligence du vivant.

Radio SCOOP : C'est important pour toi de travailler en groupe ?

Léa Collet : Oui, j'ai pu travailler avec des CP, des lycéens, les résidents d'un EHPAD... Franchement c'est fou parce que, la connexion intergénérationnelle est juste incroyable. De se retrouver tous ensemble… Ce sont des moments magiques ! En fait je me dis que la société devrait être plus comme ça, on devrait tous se mélanger.


Radio SCOOP : Tu dirais quoi à quelqu'un qui n'ose pas pousser la porte d'un musée, ou de venir à la Biennale ?

Léa Collet : Je pense que pour apprécier une œuvre, on peut piocher. On n'est pas obligé de tout comprendre. C'est un peu comme des tiroirs qu'on tire, avec une émotion, un concept… Il faut se laisser porter ! C'est OK de se dire j'aime ou je n'aime pas… De juste prendre le temps de contempler.

L'interview rafale de Léa Collet


Ta fleur préférée ?

La digitale ! Elle est magnifique. C'est un peu la fleur qui reflète mon travail, elle est à la fois remède et poison… Une fleur super intéressante !

Ton talent caché ?

Rien à voir avec l'art : j'adore être Cupidon ! J'aime l'idée que mes amis puissent devenir des couples. Bon, ça ne marche pas à tous les coups...

Ton plaisir coupable ?

Dormir ! On manque tous de sommeil.

Ta pop star préférée ?

Je vais tricher, je vais en citer deux. Célia Kameni, c'est une chanteuse de jazz qui est lyonnaise et qui a une voix incroyable. Et puis, je ne sais pas si ça compte mais je dirais Rayan Cherki ! Je l'aime beaucoup.





Ton quartier préféré pour traîner à Lyon ?

La Croix-Rousse, évidemment.

Si tu avais un superpouvoir ?

Parler au vivant, aux plantes, aux animaux… 

Si tu ne pouvais créer qu'avec une seule couleur ?

J'ai envie de dire le vert, c'est la nature… Mais bon on est à Lyon ! (rire) J'aime aussi beaucoup le violet, c'est une couleur qui m'apaise.

Vivre une seule saison ? 

Le printemps, mais anglais. J'ai beaucoup vécu en Angleterre, et vraiment c'est magique. Les fleurs qui bourgeonnent, la pluie et les premiers rayons du soleil… 

Une phrase qui t'inspire ?

« Le jardin est un monde et jardiner, c'est habiter le monde », qui vient d'un livre merveilleux de Jamaica Kincaid, My Garden Book.