La secrétaire générale de la Mission Interministérielle pour la Protection des Femmes contre les Violences (Miprof)et ancienne ministre des Sports, Roxana Maracineanu, était également présente.
350 femmes victimes de violences chaque année
Alors que le CDIFF05 accompagne chaque année 350 femmes victimes de violences, 2% sont porteuses de handicap.
"On s'est alors interrogé sur quelle action à organiser ensemble pour mettre à l'honneur ces femmes victimes de violences et porteuse de handicap", explique Angélique Lambert, directrice de la CIDFF05.
La journée s'anime autour de la thématique des violences subies par les femmes handicapées, car le handicap est un facteur aggravant, comme le souligne la directrice.
"Le handicap rajoute de la précarité et de la vulnérabilité. On n'a pas suffisamment creusé sur cette thématique. On le ressent au niveau des chiffres, c'est pour cela que nous essayons de communiquer et de voir quelles actions on peut mener spécifiquement pour ces femmes."
La CIDFF05 et la Miprof ont programmé des témoignages "de femmes porteuses de handicap qui ont fait de leur handicap une force et qui ont réussi des parcours brillants, dans le sport, la culture et l'entrepreneuriat." Mais aussi des tables rondes autour de l'approche juridique des violences, de la santé, de la vie affective et de l'emploi.
La situation dans les Hautes-Alpes
Le centre de ressource INTIMAGIR PACA était présent à l'Hôtel du département.
Ce regroupement d'experts à destination des personnes en situation de handicap se concentre sur trois thématiques : la vie intime, affective et sexuelle, la prévention et la lutte contre les violences et le soutien à la parentalité.
Comme l'explique Sandra Pignol, coordinatrice régionale du centre ressource INTIMAGIR PACA, "Il y a encore beaucoup d'idées reçues qui circulent sur les handicaps, sur la sexualité et le croisement des deux."
"Dans le département, il y a le planning familial des Hautes-Alpes, le CIDFF05, une maison des femmes va bientôt se mettre en place. Il y a de l'offre, il y a des pistes. On travaille aussi à décloisonner le droit commun et les établissements et services médico-sociaux"
INTIMAGIR a été invité à participer à une table ronde concernant la vie intime et affective et la parentalité des personnes en situation de handicap.
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