Dans ce contexte marqué par plusieurs incidents et dégradations, le maire de Lyon demande aux jeunes à privilégier le dialogue plutôt que la confrontation.
Grégory Doucet condamne fermement les violences observées ces derniers jours à Lyon et ses alentours et plaide pour une "désescalade" afin de retrouver des conditions d'échange apaisées.
Selon la préfecture du Rhône, 30 établissements ont été impactés par les mouvements ce vendredi 2 octobre. Au total, 31 personnes ont été interpellées et cinq personnes blessées, dont un policier.
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La sécurité comme priorité
Face à cette situation, Grégory Doucet a d'abord insisté sur la nécessité de garantir la sécurité de tous.
"Je m'adresse ici aux mineurs que sont les lycéens et lycéennes. On a comme priorité la sécurité de tout le monde. Les lycéens, les professionnels et bien évidemment les forces de sécurité."
Le maire de Lyon a également dénoncé les violences et les dégradations constatées lors des rassemblements.
"Il y a eu des dégradations. Elles sont inacceptables et je les condamne fermement. Ceux et celles qui ont décidé de jeter des projectiles pour casser des bâtiments publics, pour y mettre le feu, tout ça est inacceptable."
"Pas jusqu'à casser, pas jusqu'à mettre le feu"
S'il reconnaît que les mobilisations et les blocus peuvent s'inscrire dans un mouvement de contestation, Grégory Doucet estime qu'une ligne rouge a été franchie dans certains cas.
"Qu'il puisse y avoir des moments de tensions voire même des blocus, on peut l'entendre. Certains considèrent qu'il faut mettre la pression pour que le dialogue puisse s'instaurer parce que le dialogue n'a pas été au rendez-vous précédemment. Dont acte. Mais pas jusqu'à casser. Pas jusqu'à mettre le feu. Pas jusqu'à s'en prendre même aux intégrités physiques des personnes. Ça, ce n'est pas possible."
Pour le maire écologiste, la priorité est désormais d'apaiser les tensions afin de permettre l'ouverture d'un dialogue entre les différentes parties.
"Il faut que notre façon d'aborder la colère permette à cette colère de redescendre un peu en intensité de manière à ce qu'on puisse passer à une phase de dialogue. C'est pour ça que je parle de désescalade."
Un appel au dialogue avec la jeunesse
Au-delà des violences constatées ces derniers jours, Grégory Doucet estime qu'il est nécessaire de redonner toute sa place à l'échange avec les lycéens.
"On ne construit pas une société où la jeunesse d'aujourd'hui pourra demain prendre sa place avec simplement de la colère exacerbée et de la violence légitimée. Non. On doit pouvoir être capables de s'asseoir autour de la même table aujourd'hui avec nos lycéennes et lycéens pour leur dire qu'on a confiance en eux, mais que nous, nous leur devons de leur construire une société, une nation où ils auront leur place demain."
Alors que plusieurs appels à la mobilisation circulent toujours, les autorités restent mobilisées pour éviter de nouveaux débordements dans les établissements du département.
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